The mad mad world of DJ Bush

bushThe fabulous Schoub

Un mec comme Schoub, quand il propose une émission (The mad mad world of Dj Boush) ne serait-ce que pour un seul auditeur (Jean-Luc est connecté 24h sur 24), c’est un vrai spectacle à lui tout seul. A fond les ballons, en équilibre instable sur sa chaise, prêt à cracher ses tripes dans son micro, suant comme un bœuf, Schoub n’est jamais à cours d’une anecdote improbable mais vraie (la fois où le chanteur des Albinos Monkeys s’est retrouvé à poil sur l’autoroute avec le premier manager de Bob Dylan qui le pourchassait avec son camion plein de putes mexicaines pour récupérer les démos du premier tube des Sonics enregistré sous acide dans la cave du producteur des Meteors qui revenaient d’une tournée secrète avec Elvis en Allemagne…). Défricheur frénétique et collectionneur maniaque, il est capable de traquer un pirate pendant des mois. Schoub est aussi une encyclopédie vivante du rock’n’roll en dix-huit volumes. Susceptible de vendre dix litres de son sang pour un enregistrement de trois minutes des Cramps à Colmar, Shoub est aussi un incroyable spécialiste du rock sud-américain des années 60. Dans ses émissions, il passe allègrement du premier tube de Claude François aka Kôkô (Nabout Twist) à des trucs incroyables enregistrés dans les années 50 ou 60 par des groupes péruviens dont on se demande comment ils faisaient pour être aussi bons alors que chez nous les Chaussettes Noires puaient des pieds. – Popov